
On entend parfois dire que l’Arbatel de magie vétére serait un livre occulte dangereux, associé à des pratiques sombres.
Cette idée est pourtant totalement fausse car ce n’est pas de l’original dont il est question mais de la reprise faite par des occultistes où ils ont dénaturé le sens profond des aphorismes.
L’Arbatel original est publié en 1575, à Bâle, en Suisse, loin du contrôle de l’Inquisition.
Écrit en latin, il ne contient que 49 aphorismes lumineux, tournés vers la sagesse spirituelle.
Ce texte :
✔ enseigne la vertu, l’humilité et la charité,
✔ interdit d’utiliser les esprits pour dominer autrui,
✔ condamne les rituels contraignants, les sacrifices et les pratiques de pouvoir,
✔ interdit de se servir du Ciel pour flatter l’ego,
✔ incite à la paix, la justice intérieure et la purification du cœur.
➡ L’Arbatel original n’a rien d’obscur.
Il n’enseigne ni démonologie, ni domination, ni magie noire.

Alors pourquoi cette mauvaise réputation ?
À partir du XIXᵉ siècle, plusieurs écoles d’occultisme (dont la Golden Dawn, Éliphas Lévi, puis Crowley) ont :
- Arraché l’Arbatel de son message spirituel,
- Inventé des rituels inexistants dans le texte,
- Transformé les “esprits olympiques” en entités commandables,
- Mélangé l’Arbatel avec des grimoires démoniaques,
- Utilisé ce livre lumineux comme support de pratiques sombres.
Ils ont trahi l’esprit du texte.
Ils ont transformé une doctrine de lumière en outil de domination.

Le vrai et le faux
| L’Arbatel de 1575 | Les versions déformées du XIXᵉ |
|---|---|
| Vertu, humilité, charité | Ego, pouvoir, domination |
| Aucun rituel obligatoire | Rituels inventés |
| Respect absolu du divin | Manipulation spirituelle |
| Coopération avec les anges | Volonté de les commander |
| Protection, sagesse | Fascination pour la maîtrise |
➡ Ce qui doit être rejeté ce ne sont pas les 49 aphorismes, mais les déformations qui les ont salis.
🕊 Rétablissons la vérité
L’Arbatel n’est pas un livre obscur.
C’est un texte de magie angélique éthique.
Si certains l’ont détourné, cela ne vient pas de lui.
Une fois de plus, je vois la capacité de certains hommes à dénaturer et à corrompre ce qu’il y a de plus beau.
🕊 Conclusion / Attention aux fausses éditions de l’Arbatel
Le texte original de 1575, intitulé Arbatel de Magia Veterum, ne contient que 49 aphorismes courts.
On n’y trouve ni rituels, ni méthodes pour “commander les esprits”, ni promesse de pouvoirs magiques.
Ces aphorismes n’enseignent rien à pratiquer : ils servent uniquement de garde-fou spirituel, une ligne de conduite pour ceux qui sont déjà en lien avec les forces célestes et qui doivent rester humbles.
L’Arbatel ne crée pas une vocation : il rappelle comment ne pas la dévier.
C’est pourquoi l’ouvrage d’origine n’a ni tome 2, ni secrets cachés, ni recettes mystiques.
Si vous croisez en librairie ou sur Internet des versions qui parlent :
- d’invisibilité,
- de rituels pour commander aux esprits,
- de dons à “acquérir” ou de pouvoirs à “développer”,
alors vous n’êtes pas devant l’Arbatel authentique, mais devant des réinterprétations tardives inspirées d’occultisme moderne, très éloignées du message angélique de 1575.
Ce que dit vraiment l’Arbatel
Des aphorismes résument parfaitement l’esprit du texte :
La magie divine ne répond pas à l’orgueil.
Dans l’Arbatel (Aphorismes IV et V), il est clairement expliqué que les dons spirituels ne viennent ni de la puissance personnelle, ni de la curiosité, ni de la vanité. Ce n’est pas l’intelligence qui ouvre les portes, mais la disposition intérieure.
Plus on cherche à posséder le sacré par fierté, moins il répond.
On ne force pas la sagesse divine.
L’Arbatel (Aphorismes II et III) montre que les aides spirituelles agissent quand l’âme est prête à les recevoir. Ce n’est pas une question d’être “choisi” ou “refusé”, mais de ce que chacun est en mesure de porter intérieurement. La Providence ne se brusque pas : elle vient quand l’être peut l’accueillir.
Un ouvrage basé sur la sagesse entre autre et non pas sur l’espérance d’acquérir des pouvoirs quelconques ou avoir la capacité de dominer ce qui est, de par nature, au dessus de nous.
Pourquoi je l’utilise
Je me sers de l’Arbatel comme d’un repère éthique.
Il ne m’a pas donné de don : je le lis parce que ce don m’a été confié.
Je travaille avec les êtres célestes uniquement dans leur volonté, pas selon mes désirs, et ce texte m’aide à rester alignée et humble dans ce lien.
La paix, la discrétion, la charité et le respect de Dieu sont les seuls fondements possibles d’un travail avec les forces angéliques.
Tout le reste mène à l’illusion… ou au danger.
J’ai eu un mal fou à mettre la main sur la copie facsimilé de l’édition originale.
Si vous tapez « La Magie d’Arbatel » ou, de son vrai titre, « Arbatel de Magia Veterum », vous tomberez rarement sur le texte authentique de 1575. On y trouve surtout des versions ultérieures, retouchées, commentées, rallongées… chacun y ayant ajouté son avis, sa morale et, parfois, sa petite fantaisie.
L’ouvrage véritable, lui, est d’une grande sobriété. Il est constitué d’aphorismes, c’est-à-dire de courts énoncés qui résument une sagesse ou un savoir. Pas plus, pas moins.

